Les salariés français ne sont pas les seuls parmi ceux des grands pays industriels à pouvoir bénéficier de systèmes d’épargne salariale. Si la France seule a rendu obligatoire la participation des salariés aux bénéfices de leur entreprise, d’autres états ont adopté des législations, assorties le plus souvent d’incitations fiscales, destinées à favoriser, sans l’imposer aux partenaires sociaux, le développement de l’épargne salariale. Cependant, malgré l’engouement suscité et soutenu par la conjoncture (notamment boursière) des années 80, peu de pays ont obtenu des résultats significatifs. Le Japon, les Etats Unis, la France, voire le Royaume Uni et l’Allemagne, font sans doute figure de pionniers. Mais le mouvement est lancé et la Commission de Bruxelles comme le Parlement Européen souhaitent l’accompagner plus avant.
Le Japon : le bonus et la bourse
Au pays du Soleil Levant, point de réglementation pour encourager les entreprises à distribuer une partie de leurs bénéfices aux salariés : en général, deux fois l’an, l’entreprise verse un complément de salaire à l’ensemble de ses salariés. Cette prime, fonction des résultats de l’entreprise, peut représenter jusqu’à six mois de salaire.
Cependant, depuis le début des années 80, l’écrasante majorité des entreprises cotées en bourse proposent des plans d’actionnariat inspirés des mécanismes en vogue aux Etats Unis (Suite).