Besoins de financement de l'entreprise

Elle se définit ainsi comme l’organisme qui rassemble et combine les divers moyens de production. L’obtention de ces éléments, qu’il faut payer, nécessite la possession de ressources financières, c’est à dire de capitaux. Le terme « capital », du point de vue économique, a donc deux acceptions différentes qu’il importe de bien distinguer : au sens financier, il recouvre les diverses ressources de financement dont une entreprise dispose ; au sens technique, il caractérise l’ensemble des moyens matériels utilisés pour la production.

Le capital financier sert ainsi à acquérir le capital technique. Un recensement des divers moyens requis pour engager une production montre l’importance et la diversité des capitaux nécessaires.

Règle de l’effet de levier

Il apparaîtrait souhaitable qu’une entreprise n’ait aucun endettement, puisqu’elle serait alors totalement indépendante de ses créanciers. Ceci n’est, en fait, pas souhaitable, car la sécurité supplémentaire ainsi obtenue serait compensée par une faible rentabilité de l’entreprise.

Pour le démontrer, supposons qu’une entreprise ait à réaliser un projet d’investissement de 100 millions qui rapporte 10% du capital investi.

Si elle le finance intégralement avec des capitaux propres, elle en retire un bénéfice annuel de 100 x 10 % = 10 millions, soit une rentabilité pour les associés : 10/100=10% du capital.

Si elle le finance à moitié par des capitaux propres et par moitié par un emprunt à 5% : l’investissement fournit un bénéfice de : 100x 10%= 10 millions, comme précédemment, mais il faut en déduire les intérêts à payer pour rémunérer les prêteurs, soit : 5 % de 50 millions = 2,5 millions. Il reste donc pour les associés : 10 millions-2,5 millions = 7,5 millions (Suite).