Egalité entre hommes et femmes dans la vie professionnelle

Toute économie équilibrée est censée donner les mêmes droits pour les hommes et les femmes car cela permet de créer une parfaite croissance économique du pays. En effet, les femmes représentent plus la moitié de la population mondiale et pourtant leur contribution aux activités économiques demeurent minimes ce qui influent le degré de croissance économique d’un pays (perte de presque 27% PIB selon FMI).
Même au niveau des entreprises, les femmes ont un rôle capital si elles ont détenu des postes de responsabilité. Ainsi, les conseils administratifs des entreprises ayant marqué la présence des femmes ont reconnu une parfaite rentabilité financière chaque année ce qui engendre plus de stabilité et de résistance aux turbulences imprévues du marché.
Selon plusieurs études sur l’influence macro-économique des inégalités entre les femmes et les hommes ont prouvé le rôle que joue la femme si elle est impliquée dans la gestion du budget de son foyer. En effet, les femmes tendent majoritairement à laisser une part des ressources financières de ménage pour satisfaire les besoins basiques de famille (santé, éducation et alimentation) ainsi qu’à l’évolution des capacités de ses enfants.
En outre, les femmes ont tendance à garder une part du budget pour l’épargne et l’investissement durable comme le logement.

Situation de salariat féminin au Maroc :

Majoritairement, le salariat féminin au Maroc est urbain (80,1% de la population active occupée au milieu urbain contre 5,8% au milieu rural en 2012).
Pour la fonction publique, les femmes représentent presque 38,6% des fonctionnaires en 2012.
En conformité avec les normes internationales du droit de travail, le Maroc a mis en place un cadre juridique national qui s’appuie sur l’égalité entre les hommes et les femmes au travail (code du travail 2004).
En revanche, l’ensemble de ces règles demeurent inapplicables et sans effet vu l’absence de tout mécanisme de suivi surtout qu’il est basé sur des normes d’ordre international.
D’après des études, il s’avère que le non respect au code du travail est assez récurrent dans les petites entreprises. Ces infractions sont également admises par les salariés, en toute conscience et l’insu des inspecteurs du travail, en vu de ne pas être licencié s’ils refusent.
Un ensemble de points reflètent l’omniprésence d’un climat d’inégalité entre les hommes et les femmes au travail dont on cite :

  • L’harcèlement sexuel qui demeure un tabou puisqu’il reflète un état de discrimination sexuelle non précise clairement par le code du travail 2004,
    Les méthodes adoptées pour la gestion ressources humaines (GRH) ne permettent de tout à la femme de faire un équilibre entre sa vie professionnelle et familiale,
  • Les femmes ne disposent pas d’assez de réseaux relationnels professionnels ce qui lui entrave toute possibilité de se promouvoir dans sa carrière,
  • Inégalité entre les femmes et les hommes au niveau des salaires est un sujet récurrent mais il demeure non mesuré vu l’absence des informations claires (on signale tout de même que les salaires des femmes sont en deçà de ceux des hommes à 25%) : un tel fait est prouvé par la CNSS qui a précisé que le salaire moyen déclaré pour les femmes est de 4171 dhs contre 4941 dhs pour les hommes en 2013.

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