Choisir un échantillon représentatif ne suffit pas pour recueillir de façon précise les informations. Encore faut il que l’ensemble des questions posées, c’est à dire LE QUESTIONNAIRE, présente suffisamment de qualités.
Les questions doivent réaliser les deux premières étapes de la méthode AIDA, c’est à dire attirer l’attention et éveiller l’intérêt. Le questionnaire doit, en effet, stimuler la personne interrogée au lieu de l’ennuyer :
Les questions doivent être faciles à comprendre, c’est à dire adaptées aux personnes à interroger :
Exemple : « Quelles doivent être les caractéristiques idéales de l’emballage du lait ? »
Les questions doivent être claires, précises, non ambiguës.
Exemple : La question « votre voiture est elle louée ou achetée ? » peut entraîner une réponse toujours positive.
Les questions ne doivent pas entraîner de réponses inexactes :
involontairement :
C’est le cas des questions faisant intervenir la mémoire et qu’on doit éviter au maximum. « Combien de fois êtes vous allé dans un hypermarché durant l’année écoulée ? » La personne interrogée ne pourra répondre que de façon très approximative.
C’est le cas aussi des questions faisant intervenir les désirs ou les intérêts.« Achèterez vous un hamster l’hiver prochain ? »
Les réponses sont toujours surestimées. On peut les améliorer en demandant de préciser le « degré d’intention » (vague projet ? décision ferme ?).
volontairement :
C’est le cas pour les questions personnalisées : « Pensez vous que... ? » ou des questions trop personnelles (« montant des impôts ? »), ou des questions faisant intervenir le prestige : ainsi il y a toujours une sous évaluation des revues féminines lues par les hommes.
C’est le cas aussi lorsque « l’effet de halo » se manifeste, c’est à dire lorsqu’il y a contamination des questions les unes par les autres (irritation ou souci de logique). Il faut disperser les questions susceptibles de provoquer cet effet.
Les questions ne doivent pas, par leur libellé, suggérer la réponse (elles ne doivent pas être tendancieuses).
Ainsi la question : « Vous prenez bien une douche quatre fois par semaine ? »doit être remplacée par : « Combien de fois par semaine prenez vous une douche ? »
Pour toutes les questions qui portent sur l’opinion personnelle de l’enquêté, il faut éviter la tendance naturelle à répondre OUI, lorsque le choix est entre « OUI » et « NON ». Pour y remédier, on prévoit des réponses intermédiaires (oui, vraisemblablement, non ).