En général, ces questions sont étudiées pour les consommateurs, mais elles s’appliquent également aux autres intervenants. Elles ont pour but :
COMBIEN sont ils ? QUI sont ils ? OU sont ils ?
Les analyses principales portent sur les consommateurs.
COMMENT consomment ils ? POURQUOI consomment ils ?
Reprenons ces deux questions
Il s’agit de mettre en évidence les habitudes d’achat et de consommation.
La réponse à cette question est difficile. De nombreuses théories ont été élaborées. Elles s’attachent à trouver des facteurs d’explication
Facteurs explicatifs au niveau de l’individu
Les analyses les plus utilisées concernent les motivations, terme devenu à la mode pour désigner les besoins non satisfaits. Pour s’en assurer, il suffit de reprendre la définition des besoins économiques :
Ces définitions contiennent toutes les deux les trois aspects des besoins économiques :
Nous retrouvons ces mêmes aspects dans la notion de « motivations » définie par :
L’analyse des motivations se fonde donc sur une analyse de besoins. Ainsi M. Maslow distingue : les besoins physiques, sociaux, personnels. II considère qu’ils sont « hiérarchisés », c’est à dire qu’ils n’apparaissent que lorsque les précédents sont satisfaits.
Est mis en évidence le fait que les besoins peuvent être à l’état latent ou en phase active, ce qui explique le rôle de la publicité qui rend actifs des besoins latents.
Des analyses plus récentes utilisent le concept d’attitude.
L’attitude est un ensemble de croyances, de sentiments et de prédispositions à agir vis à vis des sujets rencontrés.
L’attitude explique l’adaptation rapide des agents économiques à une situation donnée.
Un achat contraire à l’attitude provoque soit une modification de l’attitude (vis à vis des autres produits, par exemple), soit un retour de l’objet. On dit qu’il y a « dissonance » c’est à dire incohérence dans le comportement.
Le comportement individuel peut enfin être influencé par le style de vie, notion synthétique qui comprend les activités, les attitudes, les opinions. Les opinions sont « les représentations que les agents économiques se font de leur environnement social en général » (Ex. : la conscience de la qualité de la vie incitera à cesser de fumer.)
Facteurs explicatifs au niveau du groupe social :
L’analyse la plus récente, en ce domaine, est due à Thorstein Veblen. On peut distinquer cinq niveaux sociaux qui influencent le comportement de l’agent économique
Le sentiment de trahison vis à vis de leur classe sociale interdit, par exemple, à un grand nombre de consommateurs de fréquenter les magasins de la rue Royale à Paris. Pour avoir un comportement conforme à celui de leur classe sociale, des consommateurs n’hésiteront pas à se priver sur le quotidien, quitte même à emprunter, pour pouvoir dire « je suis allé aux sports d’hiver ».
Le consommateur s’identifie à des groupes ou à des individus, auxquels il n’appartient pas. Ces groupes ou ces individus lui servent de référence dans ses achats.
On appelle ainsi les groupes de personnes situées dans l’environnement immédiat du consommateur (amis, voisins, collègues de travail...).
Il y a une relation entre les produits achetés et l’étape à laquelle se trouve la famille dans son cycle de vie. Le centre de recherche de l’Université de Michigan a retenu sept étapes :
Conclusion
Les explications synthétiques élaborées en réponse au « pourquoi », constituent les théories du processus de décision des agents économiques. Elles essaient de modéliser d’importement des agents économiques, comportement qui est la résultante de facteurs individuels et sociaux.