Outre le contrôle d’avancement (qui incombe au service d’ordonnancement diagramme de Gantt), le contrôle industriel a plusieurs objectifs
Comme nous l’avons vu, le contrôle de la productivité des facteurs et notamment de la main d’oeuvre, peut être réalisé commodément à l’aide des bons de travail où figurent le temps alloué ainsi que le temps passé effectivement pour accomplir une tâche. Ce système permet à la fois de mesurer la productivité et de calculer les prix de revient et la rémunération de la main d’oeuvre.
Le contrôle de la qualité des approvisionnements et des fabrications est indispensable aussi bien dans la fabrication sérielle que dans la production unitaire. Il est, en effet, indispensable que tous les éléments fabriqués répondent à des spécifications strictes
Un aspect particulier de la qualité est la fiabilité définie comme la probabilité pour qu’un produit, travaillant dans des conditions définies pendant une durée de vie normale, fonctionne sans défaillance.
Diverses étapes de contrôle doivent donc être aménagées notamment aux trois stades des approvisionnements, des en cours et des livraisons.
Le contrôle des approvisionnements et des livraisons a un objectif identique et unique acceptation ou rejet du lot. Par contre, le contrôle des en cours a deux objectifs
Cette procédure doit être étudiée du double point de vue de son efficacité et de son coût, lesquels varient en sens inverse. Il convient donc de trouver un compromis réalisant un optimum entre
Le gain réalisé grâce au contrôle doit excéder le coût des procédés de contrôle. Pour mettre au point un contrôle satisfaisant, il est nécessaire de connaître
La réalisation du contrôle peut être confiée :
A la limite, dans les processus industriels automatisés (gestion intégrée), l’appareil de contrôle procède lui même au réglage de l’équipement. L’automation
permet ainsi un contrôle continu fondé sur le principe cybernétique de la rétroaction.
La rétroaction est le procédé par lequel un effet réagit sur la cause qui l’a provoqué pour la modifier. Dans le contrôle industriel, la cause est le déréglage d’un équipement et l’effet est le non respect des normes et tolérances. La mesure de cet effet, par un dispositif spécial, entraîne le réglage de la machine.
Le contrôle exhaustif (à 100 %) des pièces fabriquées est souvent impossible
Même lorsqu’il est techniquement possible le contrôle exhaustif est souvent économiquement peu rationnel, car il entraîne des coûts et des délais excessifs.
Le contrôle statistique doit alors être utilisé. Il consiste à porter un jugement sur un ensemble à partir d’un échantillon représentatif (par exemple, on prélève 1 pièce sur 10 ou 1 lot de 100 pièces toutes les heures).
Il peut être utilisé dans l’entreprise à l’aide de la carte de contrôle, de manière telle qu’il soit compréhensible par les exécutants et réalisable par des personnels peu qualifiés.
La carte de contrôle est un document sur lequel figurent en abscisses les numéros d’ordre (ou dates) des prélèvements d’échantillons et, en ordonnées, la valeur moyenne par échantillon de la grandeur à contrôler. Par ailleurs, deux droites horizontales indiquent les valeurs entre lesquelles la valeur de l’échantillon est réputée acceptable.
C’est le service du contrôle statistique qui, par application du calcul des probabilités, fixe ces valeurs limites. Dès que les mesures sortent des limites, il faut intervenir pour régler les équipements. Le système permet donc une intervention rapide et efficace.
Dans d’autres cas, le service de contrôle fixe un pourcentage de malfaçon acceptable. Lorsque le taux de malfaçon de l’échantillon est inférieur au pourcentage fixe, toute la production est considérée comme satisfaisante. Par contre, lorsque le taux de malfaçon de l’échantillon excède le pourcentage fixé, l’ensemble de la production est refusé.