Promotion
Au moment de l’embauche, les possibilités de promotion ou d’avancement n’ont souvent été évoquées qu’en termes très généraux. La réussite dans l’entreprise repose donc largement sur la capacité à mettre en valeur ses résultats face à ses supérieurs. Il faut savoir compter sur ses propres forces et ne pas attendre de son entourage immédiat un soutien systématique. Les
collègues sont aussi des concurrents c’est la loi de l’entreprise et le supérieur immédiat n’est disposé à reconnaître le succès de ses collaborateurs que dans la mesure où ils servent sa propre cause. Attitude qui est souvent propice au conformisme et au respect aveugle des recettes éprouvées.
Exprimez, dans la mesure du possible, vos ambitions en mettant en relief vos résultats et vos idées à l’occasion de réunions ou de rencontres fortuites. A l’inverse, une demande précise doit être discutée en tête à tête, en dehors de la présence des collègues immédiats. Si aucune procédure formelle n’est prévue dans l’entreprise, il est possible de solliciter un entretien, en évitant les périodes où l’interlocuteur est surchargé.
Obtenir les justes fruits de l’affirmation de sa compétence nécessite que ceux ci soient pris en compte. Ce qui est aisé pour un commercial, qui peut fièrement aligner ses chiffres de vente, est difficile pour maints responsables de fonctions internes. Si un supérieur hiérarchique ne concrétise pas la satisfaction qu’il tire de résultats positifs, un jeune ne doit pas hésiter à lui faire connaître ses ambitions. Il est tout à fait légitime de demander plus, si on l’estime justifié. Il n’est pas utile de demander un entretien formel ; il rend souvent la négociation plus difficile. Il convient simplement de choisir le moment opportun où l’on sait pouvoir retenir l’attention.
Que l’on désire une augmentation de salaire ou des responsabilités accrues, il faut par principe justifier sa demande sur la base de résultats concrets et laisser un délai suffisant à son interlocuteur pour vous faire des propositions nouvelles. Si la réponse tarde à venir, il est tout à fait normal d’indiquer très courtoisement à son supérieur, qu’à défaut de propositions concrètes d’avancement, on peut être tenté d’offrir ses services à l’extérieur. Seule limite à ce mini chantage salutaire : ne pas mentionner de concurrents directs.
Une demande de promotion gagne aussi à ne jamais être présentée comme un mini chantage. Il faut éviter d’assortir sa demande d’une menace de départ rapide ou de l’annonce directe que des propositions nouvelles sont d’ores et déjà à votre disposition. Dans ce cas, la tentation de l’interlocuteur peut consister à cesser de faire pleinement confiance au demandeur, même s’il est disposé à lui confier des responsabilités plus importantes ; au pire lui intimer immédiatement son renvoi.
Toute demande doit être assortie d’un délai de réflexion. Il faut éviter de demander une promotion alors que l’on s’est déjà vu confier des tâches qui sont loin d’être remplies, et prendre en compte à la fois l’organigramme réel de la société, l’âge et les ambitions des gens que l’on pourrait être amené à remplacer. Enfin, il faut se renseigner dans toute la mesure du possible sur ses projets de développement.
La demande de promotion la plus habile sera celle qui prendra en compte tous ces éléments. Elle sera alors plus réaliste, augmentant d’autant ses chances de succès, et exprimera une connaissance intime des ressorts internes de l’entreprise, ce qui est un gage de perspicacité et d’intelligence.