Les crédits financés par billet
Ils s’agit des crédits destinés à financer la couverture d’un besoin spécifique de l’entreprise. Il peut s’agir de crédits de mobilisation des créances commerciales (CMCC), de crédits pour financer les stocks ou les Investissements, ou simplement ustiliés par le besoin de trésorerie à court terme. La banque sera plus attentive à une analyse du besoin qu’à une réelle estimation de l’entreprise pour apprécier le risque lié au crédit accordé :
Nous étudierons, à titre d’exemple, les crédits destinés au financement des créances commerciales. Ceci pourra être élargi aux autres types de crédit spécialisé.
Qu’est ce que le crédit de mobilisation des créances commerciales (CMCC) ?Quels en sont les avantages pour l’entreprise ?
Une entreprise qui a besoin de capitaux peut utiliser ces créances commerciales, sans que soit transmise à sa banque la propriété des provision si correspondantes, comme dans le cas de l’escompte. Elle émet un billet à l’ordre de la banque, analogue à une reconnaissance de dette pour lequel elle s’engage à verser le montant correspondant de ses créances à une certaine date.
Le CMCC permet de pallier les inconvénients de l’escompte
- Il permet de regrouper les créances sur un effet de mobilisation.
- Le trésorier est maître du montant du billet qui est égal à la somme des créances mobilisées. La banque limite toutefois l’encours maximum de CMCC. Le montant plafond est calculé en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise et du délai de paiement que celle ci accorde elle même à ses clients. Cela permet à l’entreprise de ne mobiliser que la somme nécessaire à son besoin de financement sur une période donnée. Nous avons montré que, dans le cas de l’escompte classique, le coût devenait rapidement prohibitif si les effets étaient de faible montant unitaire. Regrouper les créances sur un même billet permet à l’entreprise d’éviter les frais liés au montant d’agios minimum décrit précédemment.
- La date d’échéance du billet est plus souple que dans le cas de l’escompte. Il y a toutefois une limitation. L’entreprise regroupe tout ou partie des créances, nées au cours d’une période échelonnée sur l0 jours, et venant à échéance à des dates échelonnées sur 10 jours. Le trésorier peut donc éviter les cas de trésorerie excédentaire et les frais qu’ils Impliquent, en ajustant la date du biffiez à la durée du besoin de financement. La durée des créances mobilisables par le CMCC ne peut pas être inférieure à l0 jours et ne peut excéder 90 jours.