Le banquier ne doit être qu’un interlocuteur objectif

C’est avant tout un partenaire pour vous. Lorsque vous vous présentez à lui pour obtenir de l’argent, il voit en principe en vous un futur client qui lui permettra de disposer de fonds que vous pourriez déposer sur le compte ouvert à votre nom dans son établissement. Ces sommes correspondent à une ressource bon marché pour lui, et lui sont de ce fait d’un grand Intérêt. Par ailleurs, malgré son aversion naturelle pour le risque, et s’il décide de vous prêter, il voit d’abord en vous un partenaire avant de voir le mauvais client potentiel.

Mais c’est aussi un partenaire averti que vous devrez convaincre. En effet,, si vous lui demandez conseil, il vous répondra vraisemblablement mais il ne prendra quasiment jamais d’engagements écrits vous concernant. Si un problème venait à surgir par la suite dans votre relation, ce dernier peut se voir reprocher des conseils abusifs devant les tribunaux. Son Intervention est scrupuleusement examinée par les Juristes, et les motifs de condamnation sont nombreux à cet égard. D’une manière générale, le banquier peut se voir reprocher de ne pas avoir communiqué à son client tous les éléments qu’il aurait dû connaître et qu’il aurait délibérément caché. C’est la responsabilité toute entière de la banque qui est alors engagée. Quelques exemples de fautes pouvant entraîner la nullité du contrat :

Prenons ici un exemple :

Imaginons que vous disposiez de 20 000 FF et que vous souhaitiez réaliser un investissement de 2 000 000 FF. Votre besoin de financement se monte donc à 1 980 000 FF. Si votre banquier accepte de vous prêter cette somme, et que par la suite des problèmes apparaissent, que votre entreprise se trouve en liquidation judiciaire, celui ci peut se voir condamner auprès des tribunaux. Les Juristes pourront en effet estimer que la banque est responsable de votre échec pour avoir accepté de vous prêter de l’argent à hauteur d’un pourcentage trop important, ayant entraîné un déséquilibre financier. Vous ne rencontrerez probablement jamais ce cas de figure...

Votre banquier est quelqu’un d’avisé, conscient de ses possibilités, mais aussi de ses contraintes, et il prendra bien garde à relativiser le risque.

Ces contraintes, imposées par la jurisprudence, font de votre banquier un interlocuteur objectif. Sa connaissance du milieu économique local, ainsi que son expérience, en font un conseiller sérieux. Il n’hésitera pas, le plus souvent, à insister sur les points faibles de votre dossier ; il vous conseillera un choix plutôt qu’un autre, mais jamais de façon écrite. S’il le faisait, son action serait assimilée à une ingérence dans votre gestion, et la banque peut se voir condamnée. Sa responsabilité ne s’applique d’ailleurs pas à ce seul point.