Succès et dérapages
Moderne
Mounir Chraîbi
Le Crédit du Maroc, l’ODEP, l’OFPPT et maintenant la CNSS, Mounir Chraïbi n’est pas homme à passer inaperçu. A 41 ans, ce jeune directeur fait partie de cette nouvelle génération de managers qui en veulent. Partout où il passe, il insuffle une nouvelle dynamique et arrive à mobiliser ses troupes autour d’un seul et même objectif, celui de la restructuration et du rajeunissement. Le travail entamé à la CNSS est colossal et l’inauguration de l’agence new look en est l’un des premiers fruits. Surtout qu’il s’agit d’une institution au passif lourd et au passé ambivalent. Aujourd’hui, les efforts sont concentrés sur le lifting de l’image et du service aux affiliés actuels et futurs. Chraïbi n’hésite pas à placer la barre haute en se fixant l’objectif de couvrir deux millions de personnes d’ici l’horizon 2005. En outre, cet ingénieur, diplômé de l’Ecole Polytechnique de Paris et de l’Ecole nationale des télécommunications de Paris a introduit un nouveau système de paiement des cotisations des entreprises. La tendance est donc à l’élimination des saisies manuelles, sources d’erreurs, sans omettre les gains en termes de temps et de coût que cette nouvelle procédure suscite. Marié et père de deux enfants, Mounir Chraibi est également membre de plusieurs associations. La CNSS avait vraiment besoin d’une cure de jouvence..
Joker
André Azoulay
Il était absent le jour de la cérémonie de pose de la première pierre, le 6 avril, du Casablanca City Center, le méga projet d’Accor. Et pourtant toutes les personnalités présentes ont tenu à lui rendre un vibrant hommage. A commencer par Gérard Pelisson, co président du groupe, qui l’a maintes fois cité dans son discours. Lui, c’est André Azoulay, conseiller de Sa Majesté. Son parcours, depuis 14 ans au service de la Monarchie, est marqué par un sens de l’efficacité hors paire. Feu Hassan II l’avait recruté en 1991, alors qu’il était banquier à Paris. Azoulay a été recommandé comme l’homme « de réseaux ». Il n’y a pas un financier, patron de multinationale ou publiciste qui ne le connaisse pas. Mais Azoulay, sa vraie formation, il l’a reçue ici, du défiant Monarque. Le reste n’est qu’une émanation de sa personne. Homme de communication, très à l’écoute, une de ses toutes premières missions était l’organisation du GAIT à Marrakech en 1993. Le succès de cet évènement a été suivi par l’organisation de la conférence MENA, quand le Maroc a pu réconcilier les hommes d’affaires du grand Moyen Orient. C’est là où feu Hassan II découvre en lui un conseiller, mais aussi un homme d’Etat qui deviendra l’interface des étrangers au Palais. Azoulay veillera aussi au chevet des différents gouvernements, au bon deroulement du programme de libéralisation et contribuera à la réussite de certaines de missions difficiles dont la privatisation de Maroc Telecom. Ceux qui ont travaillé avec lui critiquent son côté centralisateur, voire manipWateur, mais ils lui reconnaîtront une efficacité et un réseau qu’on trouve rarement de nos jours..