Le capital risque
Le capital risque est un moyen de financement très ancien : les anciennes banques d’affaires avaient déjà pour rôle de prendre des participations dans les entreprises, dans le but de les céder avec une forte plus value, ce qui est l’actuelle fonction du capital risque.
Qui sont aujourd’hui les capital risquer ?
Les principaux organismes de capital risque en France sont en majeure partie des organismes publics ou para publics dont le but premier n’est pas la rentabilité de leurs investissements. Il y a tout d’abord les Instituts Régionaux de Participation (IRP), plus orientés vers le développement et la création d’entreprises régionales. Chaque institut couvre une région bien délimitée : PARRTCIPEX dans le Nord Pas de Calais, ou IDEB en Bourgogne. Les actionnaires de ces instituts sont surtout des organismes publics mais on y retrouve aussi des banquiers et des industriels. L’action des IRP est relativement limitée : ils ne financent environ qu’une vingtaine de PME par an et par région.
D’autres organismes comme les Sociétés de Développement Régional (SDR) peuvent elles aussi investir en fonds propres dans les sociétés.
Le deuxième type de capital risquer sont les groupes industriels qui créent des sociétés de participation financière, dont le but est de financer la création de PME : Par exemple INOVELF, émanation du pétrolier ELF, ou FINORPA créée dans le Pas de Calais par les Charbonnages de France. Les sociétés de capital risque sont nombreuses. Elles ont soit une vocation régionale soit une vocation professionnelle. Pour avoir plus de renseignements sur ces sociétés, il est recommandé de vous adresser à votre Chambre de Commerce ou d’écrire à l’Association pour le Financement de l’Innovation par le Capital- Risque.
Des capital risquer de deuxième génération.
La création en 1983 des FCPR (Fonds Communs de Placement à Risque a litige beaucoup de choses En effet, les FCPR sont des structures dé gestion collective fondées sur la propriété de L. valeurs mobilières. Ainsi, des personnes physiques tout comme des sociétés ont la possibilité de placer de l’argent dans les fonds communs de placement à risque, ce qui permet de rapprocher détenteurs de capitaux et créateurs. L’inconvénient d’un tel Y système est que les FCPR sont quasiment obligés d’être majoritaires, ce qui n’est pas toujours du goût du créateur. La plupart des grandes banques, principalement à orientation banques d’affaires comme la Banque Indosuez ou l’Européenne de Banques ont créé des fonds de placement à risque afin de prendre des participations directes dans les entreprises. Il reste à préciser que les entreprises financées parles FCPR sont souvent de grosses PME, très vite appelées à être côtés sur le second marché.
Quelles sont les entreprises financées par le capital risque ?
La diversité des investisseurs est à mettre en parallèle avec la diversité des opérations concernées. Certains retiennent comme critère le secteur géographique d’autres, l’activité. Et ceci pour les trois phases de la vie de l’entreprise : création, croissance, et transmission.
Création d’entreprise
Contrairement à ce qui se pratique aux Etats Unis, le capital risque n’intervient que très peu en matière de création d’entreprise, pour deux raisons : tout d’abord, les entrepreneurs français sont souvent réticents à la prise de participation d’une autre société dans leur capital ; en second lieu, le capital risquer mise en majeure partie sur des entreprises à fort potentiel de développement qui ne représentent qu’une partie minime des créations.
La croissance de l’entreprise
Il est beaucoup moins risqué pour une société de capital risque de miser sur une entreprise déjà créée qui veut se développer plutôt que sur une entreprise qui veut se créer. Les critères d’évaluation changent complètement, car l’entreprise peut présenter des résultats complets et non pas des prévisions, qui sont aléatoires par définition. Ainsi, le capital risquer peut espérer ajuste titre avoir un meilleur retour des capitaux investis, donc un plus grand profit.
La transmission d’entreprise
Il est de plus en plus courant de nos jours d’assister au rachat des entreprises par les employés, (RES), ceci grâce à l’intervention des sociétés de capital risque, comme cela se pratique couramment aux Etats Unis.
Aujourd’hui, les capital risquer s’orientent en grande partie vers le financement de la création d’entreprise. Mais ces interventions ne concernent que des entreprises saines, rentables, et donc prometteuses pour l’avenir.
Comment minimiser les risques ?
Le capital risque est une opération d’investissements spéculatifs à haut risque. Dans deux cas sur trois, le capital risqueur perd tous ses fonds mais si le dernier tiers est un succès il permettra de compenser très largement les pertes. Le risque est élevé pour les investisseurs : vous comprenez donc que la sélection des dossiers est rigoureuse. Ainsi, pour faciliter la prise de participation des sociétés de capital risque dans des sociétés en création, les pouvoirs publics ont créé en collaboration avec les banques et les assurances, la Société Française pour l’Assurance du Capital Risque : la SOFARIS.
Elle a pour vocation de minimiser les risques de non récupération du capital investi en les partageant avec la banque et le bailleur de fond. Cette garantie de la SOFARIS, qui bien entendu est payante pour le créateur, est le meilleur moyen d’estomper la peur des investisseurs qui craindraient de perdre les fonds investis.