Tout ce qu’il faut savoir avant d’entreperendre
Le choix des banques
La communauté financière regroupe quelque 300 banques en France, auxquelles s’ajoute une multitude d’organismes financiers ou para financiers. De plus, chaque banque offre des services spécifiques pour lesquels elle est plus ou moins performante. Ainsi, tout chef d’entreprises se heurte inévitablement au problème de savoir avec combien de banques il travaillera mais surtout avec lesquelles il traitera.
Une ou plusieurs banques ?
Beaucoup d’entrepreneurs hésitent à travailler avec plusieurs banques alors qu’ils trouvent normal de diversifier leurs approvisionnements. Pourtant, le banquier doit être considéré comme un fournisseur, un peu particulier il est vrai, mais tout aussi dépendant du marché que n’importe quel commerçant. Il n’y a donc aucune raison de se limiter à une seule banque. Certes, traiter avec une seule banque peut avoir certains avantages cela facilite la gestion de trésorerie, ainsi que le travail comptable journalier. Si le banquier est le seul "fournisseur d’argent", il se trouve plus étroitement lié à l’entreprise, et ne peut donc se retirer en cas de difficultés sauf à créer un état de cessation de paiement ce qui n’est l’intérêt d’aucune des parties. Enfin, le fait de travailler avec une seule banque met celle ci en position de force et rend plus difficile la négociation des taux de crédit.
Nul ne peut nier que travailler avec une seule banque a quelques avantages, mais tout de même minimes si on les compare aux inconvénients que cela engendre. Imaginez qu’à tout moment votre interlocuteur (Directeur d’agence par exemple) peut changer et être remplacé par quelqu’un qui ne vous connait pas et peut avoir une politique tout à fait différente. Du jour au lendemain le capital de confiance et de sympathie que vous avez pu accumuler risque de s’effondrer, en entraînant une remise en cause des facilités acquises. En pratique, la banque peut décider de ne plus vous suivre sur des critères purement subjectifs.
Certes, il vous reste la possibilité de vous adresser à une autre banque. Mais comme vous aurez des difficultés, il sera très difficile d’en trouver une qui soit prête à travailler aussitôt avec vous. Ce n’est donc pas lorsqu’on est en mauvaise santé que l’on doit penser à vérifier ses banques Il faut être en position de loi.
pour avoir le choix Lorsqu’une entreprise est dans sa p ase e lancement, il peut s’avérer difficile de travailler avec plusieurs banques mais, très vite, il est indispensable de ne plus miser sur un seul partenaire financier. Avoir ceci à l’esprit vous donne la possibilité de négocier séparément les concours bancaires, de faire jouer la concurrence et d’utiliser les spécificités de chaque établissement.
Nul ne peut vous empêcher d’ouvrir autant de comptes que vous voulez dans une multitude de banques. Mais prenez garde, cela ne présente pas que des avantages : sachez qu’un trop grand nombre de banques rendra votre trésorerie très difficile à gérer ; quand on gère une dizaine de comptes, il n’est pas rare de payer des agios sur un compte débiteur alors que les autres comptes sont créditeurs. Pour éviter des erreurs aussi grossières, il est indispensable d’affecter une personne à la gestion de la trésorerie, ce qui représente une charge supplémentaire que la petite entreprise ne peut supporter. Le fait de travailler avec plusieurs banques diminue l’importance relative de chacune et élargit votre marge de manoeuvre. Enfin, avoir plusieurs banques permet de les mettre en concurrence, mais diminue votre position relative avec chacune, d’où une moins bonne position pour négocier les taux et les garanties.
Il n’est pas facile d’évaluer le nombre idéal de banques avec lesquelles on doit travailler : il n’existe d’ailleurs aucune recette miracle. Tout dépend de l’importance de votre entreprise, de votre secteur d’activité, de votre niveau de compétence en matière de gestion de trésorerie. La seule recommandation que l’on puisse faire éviter de travailler avec une sujapçue Les banquiers ne voient pas forcément d’un mauvais oeil la pluralité bancaire, car cela leur permet de partager les risques tout en essayant bien entendu d’augmenter leur part par rapport aux autres banques.
Il reste à préciser qu’il existe deux possibilités pour traiter avec plusieurs banques : vous pouvez opter pour des relations directes avec chacune d’entre elles ou au contraire constituer un pool bancaire. Ce dernier peut être considéré comme une sorte de club de banques avec lesquelles vous travaillez. Vous serez bien entendu maître de ce club, pouvant y faire entrer de nouveaux membres ou en supprimer à votre guise. Vous choisirez un chef de file qui est en fait la banque avec laquelle vous avez les meilleures relations (pas forcément celle avec laquelle vous travaillez le plus). Celui ci aura pour mission d’étudier et de choisir les crédits qu’il se chargera de faire accepter à ses partenaires. Certains organismes officiels comme la Banque de France exigent de ne traiter qu’avec une seule banque, rendant ainsi obligatoire la constitution d’un pool bancaire. Cette solution assure une meilleure assise financière.
Ne p4çjanials de vue que vos banquiers travaillent avec vous pour gagner de l’argent Il est donc nécessaire de répartir les opérallöiis fructueuses entre les différentes banques, sans oublier de les mettre en concurrence.