La valeur surfe sur la reprise
Le cours de la valeur a pris de l’ampleur en 2004. Une évolution favorise notamment par les performances financières de la société ainsi que par la reprise à la Bourse.
Depuis plus de deux ans, le cours de la valeur Cosumar est en ascension. En 2004, le plus haut historique s’est hissé à 849 dirhams contre 780 dirhams en 2003 et 476 dirhams en 2002. Le plus bas à l’heure actuelle est de 760 dirhams au lieu de 452 en 2003 et 157 en 2002. Après avoir subi la léthargie du marché boursier depuis 1999, le titre profite actuellement de la reprise de la place. En outre, le titre intègre les fondamentaux de la société. En 2003, la performance a été au rendez vous. Le chiffre d’affaires a gagné 6,6% à 3,16 milliards de dirhams sur un an. Cette évolution s’explique par l’augmentation du volume des ventes de 5,9% avec 713.800 tonnes. Dans ce volume, ce sont les ventes du sucre pain qui accaparent la part du lion avec 362.800 tonnes (+7,9%), contre 235.500 tonnes (+7,7%) pour les granulés et 115.500 tonnes ( 3,1%) pour les lingots morceaux. Ainsi, la variation du chiffre d’affaires n’est pas le fait d’une hausse des prix du sucre à la consommation. Ces derniers demeurent fixes étant donné que la libéralisation des prix n’a pas toujours eu lieu. Suite à la forte progression du volume des ventes, le résultat d’exploitation s’est conforté. Il a affiché une évolution de +21,5% à 380 millions de dirhams. Cette variation a été également favorisée par l’incidence de l’augmentation de la production sur les charges fixes. Du coup, le résultat net s’est situé à 233,4 millions de dirhams, en amélioration de 7,6% par rapport à l’année dernière.
Les investissements se poursuivent
En outre, la campagne betteravière a été favorable en 2003. La récolte s’est élevée à 1.351.000 tonnes. Le rendement apparenta l’hectare a été d’environ 70 tonnes an lieu de 54 tonnes, suite à un accroissement de 15% des surfaces emblavées. Le revenu brut moyen à l’hectare s’est ainsi situé à 21.792 dirhams contre 17.375 dirhams la campagne précédente. A cet effet, avec l’extension du périmètre irrigué, la société Cosumar envisage de lancer un projet d’extension de la capacité de traitement des sucreries. En plus de la poursuite des investissements de modernisation et de mise à niveau des installations de raffina1 Toutes ces actions s’inscrivent dans le cadre de la consolidation de la compétitivité de la société dont l’activité demeure conditionnée par l’évolution du réglementaire, sachant qu’à présent, elle s 67,5% de parts de marché. Une position qu’elle s’échine à renforcer. D’ailleurs, l’accord de libre échange avec les Etats Unis ne menace pas l’industrie du sucre. « Le Maroc et les USA sont dans une situation particulière. Ils sont tous les deux des importateurs nets de sucre. Donc, il n y a pas de problème à ce niveau », rassure Abdelazi Abarro, président directeur général de Cosumar. Par ailleurs, en matière de rémunération des actionnaires, le conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 39 dirhams par action au titre de l’année 2003, contre 37 dirhams par action au titre de 2002. Ce qui perm d’allouer un rendement de 4,67% pour i cours de 790 dirhams.