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 La modernisation de l’outil de production

L’autre secteur industriel où l’investissement prime est l’agroalimentaire. En ne citant que le cas de Cosumar, Lesieur et Centrale Laitière, on peut s’apercevoir que l’accent est plutôt mis en premier sur la modernisation et le renouvellement de l’outil de production. En 2003, Cosumar a immobilisé 106,8 millions de dirhams en termes d’investissement. Aujourd’hui, elle s’échine à rehausser ses capacités productives et donc sa production, mais tout en maintenant les charges constantes. D’où la réalisation d’économie d’échelle. Pour ce faire, plusieurs actions sont entamées. Il s’agit principalement du projet d’extension de la capacité de traitement des sucreries engagé en ce début de l’année 2004. Centrale Laitière, elle, fait des efforts en termes de l’amélioration du processus d’approvisionnement, notamment en termes de collecte de lait. Sur le plan de la production, la société a immobilisé un investissement de 50 millions de dirhams pour la production de l’UHT dans un nouvel atelier à l’usine d’El Jadida après la fermeture du site de Casablanca. En bourse, le titre a profité de l’optimisme retrouvé des investisseurs vis à vis du marché. Il a pu effectuer une remontée importante depuis le début de l’année en gagnant près de 25% avec un cours de 6.540 dirhams au 19/04/04. Néanmoins, il y a lieu de préciser qu’en dépit de la publication de bons résultats financiers ainsi que de bonnes perspectives de développement, l’action a entamé une légère baisse depuis le 25 d’un taux mars 2004 (7.240 dirhams). Ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de I’utilisation Lesieur Cristal dont le cours s’établit actuellement à près de 1.498 dirhams, soit plus de 22% depuis début 2004. Pour le moment, société ambitionne de se lancer à l’assaut des marchés extérieurs par la création de filiales étrangères. Pour d’autres secteurs, tel le secteur directeur minier (Managem et SMI), la situation est plutôt liée à Lafarge Ma l’environnement international. L’investissement consiste à explorer de nouvelles mines ou à miser sur la recherche et développement. Managem, en dépit des contre performances qu’elle a réalisées en 2003, affiche un certain optimisme. Ceci s’explique par trois éléments : l’atteinte du régime de croisière des deux projets Draâ Sfar et Samira, le développement à l’international du projet aurifère Mana ainsi que l’intégration à l’aval dans des marchés de niches. En outre, même le cours en bourse n’a pas été terriblement sanctionné par la baisse des résultats financiers et ce, en raison des perspectives de développement intéressantes pour la société. Par ailleurs, dans l’immédiat, pour toute société, les dépenses engagées en matière d’investissements ne sont pas sans effet sur les comptes de l’entreprise. En effet, le résultat net, notamment, alourdi par les amortissements, s’en trouve ressenti et ce, en fonction de la durée de l’amortissement. Une évolution qui ne risque pas, tout de même de peser sur le cours si la société recèle de bonnes perspectives de croissance. « Il y a une solution, celle de la valorisation de l’entreprise par la méthode des cash flows », précise Rachid Zraigui, gérants actions à BMCI Gestion. Ceci du moment que la société en question est supposée dotée d’un très fort potentiel de développement. A savoir que cette méthode de valorisation consiste à prévoir les flux de trésorerie futurs de l’entreprise. Ces derniers dépendent de son niveau d’activité et de sa rentabilité.

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