Capitonnage de portes
Le succès est au bout de l’aventure si vous créez votre entreprise dans ce créneau. Car le marché est énorme : la demande est évaluée à 1 490 000 clients potentiels... dont vous ne serez pas le seul à vous occuper, bien sûr ; mais pour l’instant le nombre d’exploitants encore limité vous permet d’espérer de beaux jours.
Que ce soit dans un cabinet médical, dans le bureau feutré d’un PDG, chez un avocat, un notaire ou toute personne dite « aisée », vous avez sans doute déjà vu ce style de porte capitonnée... en cuir. « Sans doute », car le capitonnage en cuir est si coûteux que même dans ces milieux là, tous ceux qui en auraient eu besoin ont souvent reculé devant le prix. Vous arriverez d’autant mieux à les convaincre aujourd’hui que le cuir synthétique a remplacé le cuir véritable. Ce qui ne l’empêche pas d’offrir les mêmes avantages : l’esthétique et l’impression de confort demeurent intacts. L’isolation phonique atteint 65 %, ce qui est très important car c’est souvent la première raison à l’origine de la demande des clients : ne pas être entendu, mais aussi être à l’abri des bruits extérieurs.
Comment démarrer ?
Bien sûr, vous avez besoin d’apprendre le métier. C’est d’autant plus simple que le fournisseur des différents produits dont vous avez besoin dispense une formation complète : formation pratique mais aussi conseils en organisation, en marketing et en commercial.
En quoi consiste cette prestation ?
Elle se résume en trois étapes. Tout d’abord vous démontez la porte que vous recouvrez d’une mousse paraphonique. Puis vous placez par dessus cette première épaisseur une autre mousse qui donnera du relief au capiton. Dernière étape : la finition. Il s’agit tout simplement d’agrafer le cuir synthétique (vinyle) et de poser quatre baguettes de finition. Voilà, la porte est prête à être replacée. Et cela ne vous aura demandé que deux heures ! Un temps qui diminuera d’ailleurs au fur et à mesure de votre expérience.
Le matériel dont vous avez besoin et l’investissement nécessaire
Pour démarrer, comptez entre 10 000 et 40 000 d’investissement (y compris la création d’entreprise, la formation, la prospection de clientèle et le stock). En plus du petit matériel : marteau, agrafeuse électrique (de bonne qualité), « lève porte », vous aurez également besoin de deux tréteaux pour travailler. Quant aux produits : mousse, panneaux décor, clous tapissiers, profilé (pour cacher l’agrafage du vinyle), que vous vous procurerez facilement auprès du fournisseur, ils feront monter la facture à environ 13 000 francs.
Et les gains dans tout cela ?
Le prix moyen d’un capitonnage de porte est de 1900 francs, sur lequel vous dégagerez une marge brute d’environ 1 300 francs. Faites le calcul puisqu’un capitonnage demande entre une et deux heures...
Vous pouvez démarrez cette activité en annexe de votre activité principale : en 30 heures par exemple, vous pouvez capitonner 25 portes, ce qui correspond à un revenu complémentaire mensuel d’environ 32 500 francs bruts.
Vos chances de réussite
Elles sont énormes. Devez vous vraiment être bon vendeur ? Pour une fois la réponse peut être négative. Pas question bien entendu d’être « anti commercial », mais le besoin existe réellement, et si vous consentez à « casser » un peu vos prix (1600 francs le capitonnage au lieu de 1900 francs), vous emporterez de nombreux marchés.
La qualité de vos prestations sera de toute façon votre meilleure ambassadrice.