Service de taxis pour V.I.P.
La « grande remise », c’est ainsi que l’on nomme cette prestation encore typiquement parisienne. Un marché qui a pour clientèle ambassadeurs, stars du show business, stars du cinéma ou délégations en visite officielle.
Pour démarrer et réussir dans cette activité, il est nécessaire de savoir ce qui vous attend. Tout d’abord, un investissement important (environ 3,5 millions de francs, c’est un minimum). Investissement dont vous ne récolterez les fruits qu’après une année au moins. La publicité est votre principal atout et vous ne devrez pas lésiner sur les moyens : plaquettes luxueuses déposées dans les grands hôtels et aéroports et annonces presse dans les magazines d’affaires.
C’est près des lieux de grande communication que vous drainerez vos clients : aéroports, grandes artères, hôtels de luxe.
Votre parc de voitures constitue votre matériel. Celles ci se doivent d’être parfaitement équipées : téléphone, vidéo, bar, climatisation. Vos clients vous paieront au forfait de 2 600 francs à 7 500 francs (voire plus) la journée en fonction des services offerts. Car vous devez être apte à satisfaire toutes les demandes : visites guidées et commentées, lieux de distraction, grands magasins ou hôtels de luxe. Parfois même, certains clients vous demanderont une voiture blindée pour assurer leur sécurité. Mais patience... Au début de votre activité, vous pouvez très bien vous contenter d’assurer de simples déplacements. Ceux qui désirent investir ce créneau étroit mais lucratif doivent se persuader qu’il reste bien des places à prendre. Paris n’est pas saturé et ce service est quasi inexistant en province. Les grandes villes comme Lyon, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Lille, Strasbourg sont des marchés potentiels.
La difficulté est d’obtenir la licence « de grande remise » auprès de la Préfecture du département : deux ans à Paris, quelques mois en province.
Vos atouts
Vos véhicules doivent être d’une propreté irréprochable à toute heure du jour. Veillez au recrutement de vos chauffeurs qui doivent être non seulement bons conducteurs, mais aussi capables de parler une ou deux langues étrangères, de connaître à fond la ville avec tous ses lieux de distractions, et de s’adapter à chaque type de clients, par leur tenue vestimentaire, mais aussi par leur langage et leurs suggestions. Réservations, contrôles par téléphone se feront à partir de votre bureau.
Une idée qui rapporte sans aucun doute à deux conditions : avoir les moyens d’investir et... faire preuve de patience !