Une ambition multimondiale
La rencontre organisée conjointement par Economie & Entreprises et TMSA au Royal Mansour Méridien, k mardi 20 avril a connu un franc succès. Nombreux firent les décideurs marocains et étrangers à avoir faire déplacement pour parler d’un des premiers grands chantiers national de ce 21ème siècle.
Le projet Tanger Med a vu le jour en 2002 afin de remplir trois objectifs : l’ancrage euro méditerranéen, le développement économique régional ainsi qu’un nouveau dynamisme territorial. Pour Karim Gellab, ministre du Transport et de l’Equipement, le détroit est d’ailleurs devenu une ambition nationale : « C’est plus qu’un projet d’infrastructures, c’est un projet pour le Maroc de demain (...). L’idée majeure de Tanger Med est d’aller investir à l’endroit le plus proche de l’Europe afin que la richesse de ce continent puisse se déverser sur le Maroc ». Said El Hadi, président du Directoire de TMSA, le confirme ainsi : « Il faut savoir que la finalité de tout cela n’est pas le transbordement mais le fonctionnement des zones franches avoisinantes ».
Mais voilà, très vite, il est apparu que le projet nécessitait des investissements initiaux considérables, ces derniers obéissant, en outre, à un horizon de rentabilité assez long. Hassan Boubrik, directeur du Pôle des marchés de capitaux du groupe CDG, résume ceci de la façon suivante : « On doit raisonner en termes économiques et non financiers car il s’agit ici d’un projet inclura actifs portuaires tels que les infrastructures de base. les infrastructures opérationnelles et les super structures ». C’est pourquoi il a été décidé de procédé à la création d’une structure juridique originale : l’As spéciale de Tanger Med ou TM SA, une société a nom de droit privé qui détient néanmoins des prérogative puissance publique. Résultat, le succès a été immédiat. La Tanger Free Zone a été une vraie succès story e : seulement deux ans d’exploitation : 10.000 emplois y été créés dans pas moins de 62 sociétés. Les analyste reconnaissent d’ailleurs volontiers. Ainsi, Amir Johanguiri, collaborateur senior pour Freshfields Bruckhaus Deringer, définit le cadre juridique et institutionnel du projet comme « moderne, novateur car attractif pour les investissements privés », quand Hassan Boubrik souligne, de son côté, « la viabilité et la dimension in nationale de ce même projet en raison d’un partenariat public/privé Thtelligent et d’un schéma de financement ressent ».
Un projet structurant à deux facettes
L’un des principaux défis de Tanger Med réside dan : capacité à attirer les investisseurs. Pour ce faire, TMSA a résolument orienté la construction du port autour de la mise en valeur de sa plate-forme multimondiale, l’ouvrage réalisé devant permettre d’assurer à la fois le stockage (logistique pure), les activités commerciales mais aussi la post transformation.
L’objet de ces dernières étant d’attirer les investissements grâce à une offre de services et de commodités de premier plan. Pour réaliser cet ambitieux projet, l’agence envisage de financer le tout par une répartition des tâches entre société d’exploitation et société d’investissement. La TMSA pense ainsi faire appel à un investisseur institutionnel chargé d’aménager la zone en termes techniques qui, une fois son travail achevé, doit concéder développement des l’exploitation à un opérateur de zone franche au savoir provinces du Nord. faire reconnu et qui, le cas échéant, peut sous traiter son activité à de petites unités plus spécialisées.
Beaucoup de choses restent encore à faire !
Le projet Tanger Med est ambitieux mais le défi qu’on lui demande de relever ne l’est pas moins. En effet, comme a tenu à le souligner Driss Benhima, directeur de l’agence pour le développement des provinces du Nord, le Nord du Maroc se caractérise par une nette disparité entre une zone développée et une autre réellement à la traîne, une concurrence entre Tanger et Tetouan bien réelle aujourd’hui, il n y a pas de dialogue cabinet Newton Yaiïeal entre les deux logiques atlantique et méditerranéenne et consulting. enfin par une démographie urbaine galopante et déstructurant. Les attentes sont ainsi nombreuses. L’offre logistique, la nécessité de valoriser Tanger et Tétouan afin d’éviter la création d’une enclave, l’espoir de voir émerger une identité économique régionale et le besoin d’intégration culturelle et sociale des populations s’avèrent des plus prégnants. Le Maroc est en outre confronté à une véritable aspiration par Casablanca de toutes les richesses. La réponse à ce problème peut alors venir de l’émergence de pôles régionaux, de points focaux comme Tanger Med. Mais pour cela, comme le rappelle José Luis Rodriguez, directeur de la zone franche douanière de Barcelone : « Dans la zone méditerranéenne, les ports de transbordement sont très nombreux. La localisation idéale ne garantit donc nullement le succès d’une entreprise. Il faut pour cela faire un pacte d’Etat afin de garantir la rentabilité du projet ».