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 Pourquoi le leasing s’essouffle

On dit souvent que l’évolution du leasing est étroitement corrélée à celle de l’investissement. L’exercice 2003fait toutefois exception à la règle et marque un essoufflement de l’activité au I moment où les investissements connaissent une sensible relance.

Le rôle du crédit bail dans le concours à l’économie n’est plus à démontrer. Le secteur a gagné en maturité et s’est de plus en plus imposé comme outil de financement de l’investissement. Depuis quelques années, son évolution est corrélée à celle de l’investissement productif. Mais en 2003, la règle n’a pas été respectée. Au moment où les investissements connaissent une relance, le leasing s’essouffle et n’enregistre qu’une timide évolution de 2,7% de la production à fin décembre. Ce qui est loin des prestations d’il y a deux ans qui étaient de 6,4% en 2002 et 10,2% en 2001. Cet essoufflement est dû, selon les professionnels, « à une maturité du secteur ». Les sociétés de leasing ne cessent de revendiquer leur place de sociétés de crédit à part entière avec les moyens humains, financiers et matériels qui leur permettent d’accompagner l’investissement, notamment au niveau des PME PMI. C’est ce qui explique le développement continu des formules en vue de se rapprocher de la clientèle entreprise et même des particuliers. C’est une solution de financement avantageuse dans la mesure où elle ne mobilise d’importantes sommes à court terme et qui permet même parfois de dégager des liquidités. Ce qui n’est négligeable dans le cas des PME qui sont confronte des difficultés de financement dans le cadre de leur r à niveau et qui constituent plus de 90% du tissu indu triel national. Un véritable gisement qui fait rêver les leasers. Déjà en 2001, lorsque le taux de progression de l’activité dépassait les 10%, les professionnels estimaient que le potentiel de développement leur laissait une marge importante et qu’ils pouvaient même faire mieux. Et pourtant ! L’engouement semble s’atténuer et les performances reculer. Selon Mostafa Melsa, délégué général de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF), « le secteur se maintient et la plupart des opérateurs ont réalisé des performances intéressantes, mais il se trouve qu’un des plus importants intervenants a dû freiner son activité pour des raisons de restructuration, tirant ainsi à la baisse la performance du secteur ». Bien que l’association préfère préserver l’identité et les résultats chiffrés de la société en question, il est aisé de deviner qu’il s’agit de Maroc Leasing qui reconsidère sa stratégie et ses moyens de financement suite à la transformation, en 2003, de sa maison mère, la BNDE en banque d’affaires adossée à la CDG. De source non officielle, sa contre performance en 2003 dépasserait les 45%. L’autre leader du secteur, à savoir Maghrebail, a terminé l’année en hausse, mais il reste loin ses réalisations antérieures. Parallèlement, les derniers venus du secteur galopent et réalisent des progressions de près de 30%. C’est le c pour Chaâbi Leasing, par exemple, consolide ainsi son positionnement. Globalement, l’activité a été marque en 2003, par une régression du crédit bail mobilier avec 0,13% à 4,71 milliards de dirhams de crédits distribué contre 4,72 milliards un an auparavant. Pendant ce temps, le leasing immobilier prend la relève et soutien : le secteur. Les chiffres parlent d’eux mêmes. Une évolution de 26,32% entre 2002 et 2003 avec un total de crédits distribués de 712,14 millions de dirhams contien 563,77 millions en 2002. Cette formule, de plus en PI adaptée aux besoins des entreprises ainsi que la divers de l’offre, a permis de vulgariser ce type de produits, attendant que le dispositif législatif suive. « Le crédit b immobilier permet aux entreprises de soulager leur trésor et les délivre de la contrainte de l’apport initial », est il expliqué auprès de l’association. Des formules telles q le lease back sont particulièrement séduisantes, mais sont pas assez vulgarisées. Il s’agit de céder son bien immobilier à une société de crédit bail et de conclure contrat de leasing sur ce même bien. Le produit de la vente permet à l’entreprise de renforcer sa trésorerie c de financer ses investissements tout en bénéficiant du même local.

A en croire les professionnels, les résultats obtenus jusque là par le leasing immobilier en général sont tr bons, mais ils restent en deçà des potentialités du secteur. Le principal blocage vient de l’incidence de la récupération de la TVA. Un problème soulevé par les sociétés de leasing il y a déjà quelques années, mais qi reste encore en suspens. Dans le cadre du financement de chantiers à immobiliser, les sociétés de leasing doivent payer les maîtres d’ouvrage en TTC puis remplit une demande de récupération de TVA à la fin des travaux. Conformément à la loi relative à la TVA, les bi bénéficiant de l’exonération sont les biens finis, éligible à l’inscription dans un compte d’immobilisation. Cette condition n’étant pas remplie quand il s’agit d’un chantier, les sociétés de leasing se disent gênées dans le développement de leur activité. Un problème qui rappelle bien celui de la récupération de la TVA sur les voiture qui avait pendant longtemps retardé l’évolution de ce type de financement.

Il ne suffit pas d’appeler les PME PMI à renforcer le compétitivité , il faut leur donner les moyens de le faire et le leasing pourrait être un bon filon.