Marchand d’idées
Voici une activité dans laquelle vous ne gérez aucun stock et qui ne génère pratiquement aucun frais. Pourtant, elle permet de réaliser jusqu’à 500 000 francs de chiffre d’affaires annuel.
Des millions de personnes rêvent chaque année de bonnes idées, solides et surtout lucratives, mais beaucoup d’entre elles ne dépassent pas le stade de la rêverie. Pourquoi ? Parce que très peu de gens savent comment transformer ces idées en argent sonnant et trébuchant. Avec un petit effort pourtant, et beaucoup de persévérance, on peut acquérir de brillantes notions sur cette transformation, source d’un bon profit. Vous pouvez être l’instrument de ce profit, aussi bien que l’un des bénéficiaires.
Vendre les idées des autres
Votre travail de marchand d’idées consiste à recueillir des concepts et à les vendre à ceux qui peuvent les utiliser. C’est le cas de ce jeune homme qui errait un jour dans les allées d’un magasin, à la recherche d’une lampe d’ambiance pour son nouvel appartement. Celle qu’il choisit finalement était fine et très moderne. Il y avait cependant un problème : l’interrupteur était difficile à trouver. Il devait tâtonner un bon moment avant de l’atteindre. Il acheta tout de même la lampe, la rapporta chez lui et se mit à réfléchir. Confortablement installé dans un fauteuil à côté de la lampe, il se rendit compte à quel point il devait être facile de l’allumer et de l’éteindre avec un interrupteur à pied, posé sur le sol. Un bouton sur lequel il suffirait de marcher, sans même se lever. Le lendemain il se rendit dans une boutique de fournitures électriques, acheta l’article en question et l’installa sur le câble. Tout ce qu’il avait fait, c’était imaginer de déplacer légèrement son pied pour rendre la lampe beaucoup plus pratique à utiliser.
Il écrivit au fabricant, en expliquant qu’il avait trouvé un moyen d’améliorer le produit. Il précisa aussi qu’il en avait parlé à un conseiller juridique et avait fait protéger l’idée. Deux jours plus tard, le directeur de la société l’appelait. Cela l’intéresserait il de vendre son idée ? Bien sur.
Résultat final : un chèque de 50 000 francs pour le jeune inventeur.
Bien entendu, toutes les idées ne sont pas aussi bonnes, ni aussi facilement vendables. Mais vous ne le saurez jamais sans avoir essayé. Il nous arrive presque à tous d’améliorer un objet pour l’adapter à l’utilisation quotidienne.
Un travail de sélection
Faire une activité régulière de la vente d’idées demande plus d’efforts que d’attendre qu’une bonne idée arrive. Vous devez faire votre publicité pour que ceux qui les ont, ces idées, s’adressent à vous. Une annonce demandant aux gens de vous faire part de leurs idées de nouveaux produits, ou d’améliorations de produits existants, va sûrement vous apporter beaucoup de courrier comportant des suggestions intéressantes. Vous devrez rejeter tout ce qui est irréaliste, mais si vous tombez sur quelque chose de prometteur, mettez vous en contact avec le fabricant ou le fournisseur concerné. Si l’idée se vend, vous partagerez le bénéfice avec son initiateur.
Des précautions s’imposent
Contactez un avocat (de préférence spécialisé dans les brevets) et rédigez un contrat général applicable dans vos négociations avec les particuliers. Ce contrat prévoira par exemple le partage du bénéfice (en général 50-50) entre vous et celui qui a eu l’idée. Il contiendra aussi une clause vous attribuant les droits exclusifs de vente de l’idée pendant une période déterminée (deux ans par exemple). Prévoyez ensuite une clause de protection contre tous ceux qui, trouvant votre idée bonne, l’appliqueraient sans vous en référer.
Une fois ces précautions prises, le succès de votre affaire ne dépendra que de votre imagination et de celle des autres. Les recettes potentielles sont sans limites. Une idée vendue peut vous apporter des dizaines de milliers de francs, de quoi vivre une année sans vendre autre chose.