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 Sculptures en chocolat

Le lourd et riche arôme du chocolat met l’eau à la bouche des jeunes acheteurs aux dents fragiles, et les attire comme un aimant dans n’importe quelle confiserie. Mais quand avez vous vu quelque chose d’original pour la dernière fois dans une confiserie traditionnelle ?

Il y a toujours un large assortiment de petits chocolats, de noisettes enrobées, de bonbons et autres sucreries. Mais la créativité ne dépasse guère la confection de lièvres en chocolat à Pâques.

Un chef pâtissier au Bellevue Stratford, un hôtel de Philadelphie, a transformé la fabrication de chocolats et de sucreries en un véritable art et en une source de revenus dont vous pourriez bien vous inspirer.

Ses sculptures en chocolat représentant des chaussures de bébé, des wagons ou des biplans lui ont valu nombre de prix et de récompenses dans les compétitions internationales d’Europe. Sa Stutz Bearcat (voiture américaine) en chocolat possède quatre roues indépendantes, un levier de vitesse, et des pédales de frein et d’accélérateur. Plus un klaxon. Il a aussi fabriqué un rouet en sucre à l’échelle 1/2, copié à partir de la photo d’un antique original.

Sa pâte de sucre est fabriquée avec du sucre de confection, de l’eau et de la gélatine. Eau et gélatine doivent être bouillies ou travaillées très chaudes. Le résultat est mélangé au sucre jusqu’à l’obtention d’une sorte de pâte. Puis la pâte est roulée, et découpée avec un couteau, une forme ou un moule. Le séchage dure de deux à trois jours suivant l’humidité.

Pour les sculptures en chocolat, il utilise un chocolat de cuisine amer qu’il fait fondre puis mélange à du glucose (sucre) avant cuisson, pour obtenir une consistance plus solide. Le mélange refroidi peut être modelé, comme de la terre glaise, roulé, coupé à volonté, bref on peut lui donner la forme désirée. Après quelques heures, les pièces séchées peuvent être soudées les unes aux autres en utilisant du chocolat liquide.

Les chefs d’oeuvres originaux de notre pâtissier lui prennent chacun près de quatre vingt heures. Mais la simplification des sujets et la maîtrise des techniques d’assemblage peuvent réduire considérablement le temps de travail. Il devrait aussi être possible de se servir de moules, pour une production en série.

Quel cadeau qu’une bonne vieille paire de brodequins au un biplan en chocolat !