Boutique/musée Coca Cola
Coca Cola est le nom commercial le plus prestigieux au monde. En faisant le tour du magasin « The Real Thing », qui appartient à un joyeux septuagénaire, vous comprendrez facilement pourquoi. Le magasin, spécialisé dans tous les articles imaginables portant la fameuse marque rouge et blanche, réunit ce qui se veut la plus grande collection au monde sur ce thème. C’est le propriétaire lui même qui tient boutique. L’un de ses fils avait commencé à collectionner les objets Coca Cola, et c’est d’un commun accord que le père et le fils ont décidé d’ouvrir « The Real Thing ». Ils ont commencé par investir un bâtiment dont la façade ressemblait à un pack de huit bouteilles de coke. Pas par hasard, bien sûr.
Il explique que si Coca Cola a produit tant d’articles frappés du fameux logo depuis si longtemps, c’est simplement pour promouvoir sa boisson. Lancée en 1886 par un pharmacien d’Atlanta, John Pemberton, la société devait être vendue en 1891. « Le nouveau propriétaire a mis au point un moyen de vendre le produit, avec une campagne de promotion radicalement différente et originale, explique t il. Il a dit : « on va faire de l’argent en donnant quelque chose avec ». Tout le monde a pensé qu’il était fou, mais le truc a marché. En imprimant la marque Coca Cola sur tout, du calendrier aux cendriers, en passant par les cahiers, les canifs, les fléchettes, les cigares et le chewing gum, la société est effectivement parvenue à brandir son nom sous le nez de tout le monde. Aujourd’hui, aucune autre marque ne peut se vanter d’un tel taux de reconnaissance. »
La réputation du magasin a presque atteint celle de la boisson. Des journaux de Tokyo et de Londres en ont fait un sujet de reportage, et la télévision et la radio lui ont rendu hommage. Un jour, il n’y a pas longtemps, le magasin a accueilli le même jour des visiteurs de l’Idaho, d’Arizona, de Californie, de l’Illinois, d’Ohio, d’Israël et de France.
L’heureux propriétaire de la boutique estime qu’il existe à travers le monde une centaine de milliers de collectionneurs passionnés, possédant 30 articles ou plus. Cette familiarité des produits rend leur commerce lucratif. Il déclare à propos du stock de son magasin « C’est un bon investissement. II a nettement mieux rendu que n’importe quel argent confié à une banque ». Donnant un exemple, il explique qu’il y a quelques années il a pu acheter entre 175 et 200 francs pièce quelques cendriers Coca Cola, qui aujourd’hui lui coûteraient dix fois ce prix. Mais il prévient tout de même qu’investir dans les objets Coke n’est pas sans risque, comme n’importe quelle spéculation. Il prend l’exemple de porte clés à 150 francs il y a trois ans qui valent toujours 150 francs.
Cet américain se fournit chez des collectionneurs il n’achète que des collections, disant qu’il est trop vieux pour faire le tour des ventes aux enchères et des marchés aux puces. En fait, la réputation du magasin attire à lui les vendeurs d’objets. Tout comme les acheteurs.
Peut être ne souhaitez vous pas entrer en concurrence directe avec lui, mais il y a certainement bon nombre d’autres opérations réalisables à partir d’une marque cotée, qui vous permettent d’adapter cette idée.
Comment trouver des idées
Commencez vos recherches par les marchés aux puces et les ventes aux enchères publiques. Recherchez les magazines spécialisés et les publications pour collectionneurs.