Conseiller d’entreprises
Le conseil en management est en pleine croissance, pour la simple raison que de plus en plus de gens consultent et que, de surcroît, c’est l’une des activités les plus faciles à mettre en oeuvre. Tout ce qu’il vous faut réellement, ce sont des connaissances et assez de fonds pour subsister jusqu’à ce que les honoraires commencent à rentrer. Inutile d’avoir un bureau ; démarrer chez soi est non seulement acceptable, mais à la mode. De toute manière, les clients s’attendent à ce que le consultant vienne sur leur lieu de travail. Si vous voulez démarrer avec une secrétaire, un ordinateur et un bureau, vous aurez besoin de 25 000 francs. 2 500 francs vous suffiront si vous démarrez seul chez vous.
De même, sous traiter des contrats pour un cabinet ou un organisme est une manière astucieuse de commencer. Le client vous contacte par l’intermédiaire d’une entreprise établie, et vous paye des honoraires en tant qu’indépendant. On fait appel à vous soit à cause de vos connaissances d’expert, soit parce que l’équipe est déjà surchargée. Cette formule vous soulage notablement des tâches parfois fastidieuses du marketing.
Si vous vous débrouillez bien, les affaires valoriseront votre ego. Il y a une grande satisfaction à résoudre les problèmes et à voir s’améliorer la situation du client. D’après les statistiques, les dirigeants d’entreprises payent en moyenne 5 000 francs les conseils éclairés. Un cadre supérieur qui décide de faire du conseil en gestion dépasse, sans conteste, au minimum son salaire précédent, et il a beaucoup de chances de faire beaucoup mieux. 250 000 francs représentent un plancher, le consultant moyen touchant un peu plus de 450 000 francs par an avant impôts, mais déduction faite des frais professionnels.
Votre premier client, c’est vous
Votre premier travail de conseil devrait se faire sur vous. Faites un « self audit ». Vos connaissances sont elles spécifiques à l’industrie, au commerce, à l’alimentation, à l’informatique ? L’important est d’apporter le bon conseil au bon moment, à n’importe quel client.
Outre votre domaine de prédilection, vous devez maîtriser la communication. Il n’est pas essentiel de sortir de l’ENA ou d’HEC, mais certains types de diplômes sont appréciés, et l’expérience de la gestion est nécessaire. Votre travail consistera souvent à résoudre un problème, à décortiquer un casse tête pour l’élaborer différemment, ou à tirer un nouveau profit d’informations anciennes.
Bien que beaucoup d’experts conseillent de démarrer avec un plan prévisionnel, près d’un tiers des conseillers en gestion ne respectent pas cette étape importante. Généralement, on leur a demandé conseil pendant qu’ils étaient encore employés, et ils ont trouvé cela gratifiant, psychologiquement et financièrement. Si la formule est intéressante pour un travail secondaire, mieux vaut tout de même effectuer une approche plus réfléchie de la profession. Notez vos atouts et vos objectifs n’oubliez pas de les tenir à jour régulièrement.
Ciblez les entreprises de taille moyenne
Un spécialiste suggère d’approcher son propre patron avant de le quitter, afin de s’assurer au moins un client fidèle. Avant de vous lancer bille en tête, étudiez vos prospects. Par exemple, n’essayez pas de démarcher le club très fermé des très riches entreprises. Ces firmes sont la chasse gardée de grands cabinets. Le petit commerce du coin ne représente pas une meilleure affaire : il ne peut se payer vos services. Considérez donc que c’est surtout avec des entreprises de taille moyenne que vous travaillerez. De même, limitez votre activité à un rayon raisonnable.
Une fois la cible identifiée, faites vous connaître d’elle, en utilisant le marketing direct. Un mailing ou une brochure suivis d’un appel téléphonique peuvent être efficaces, mais ils le seront davantage si vous êtes déjà connu. Construire son image passe par les relations publiques : faites vous connaître au Kiwanis Club local ou au Centre des Jeunes Dirigeants, ou bien sensibilisez la presse régionale (et pourquoi pas nationale). Un rédactionnel crédibilise toujours une activité.
Une fois le premier contrat signé, continuez à vous vendre. Proposez par exemple de travailler sur les nouveaux projets de la même société. Vous n’êtes pas limité au conseil, vous pouvez aussi vendre des livres, des magazines, des lettres d’informations (contre commissions).
Et si vous décidez d’animer des séminaires ou d’écrire des ouvrages pratiques pour les maisons d’édition, vous pourrez multiplier par trois ou cinq votre revenu annuel.