Le crédit de campagne
Pour certaines entreprises, le rythme de production (agriculture, conserveries, brasseries, sucreries) est imposé par les saisons. Dans d’autres firmes, c’est le rythme de commercialisation qui est saisonnier (industrie du jouet, édition scolaire). Ces entreprises, pendant une première période, engagent plus de frais d’achats ou de production qu’elles n’encaissent de recettes. Dans une seconde période, l’excédent des ventes sur les charges leur permet de récupérer les sommes engagées. Le crédit de campagne est donc nécessaire aux entreprises à l’activité saisonnière pour financer la phase d’achat, de production ou de stockage.
Le crédit de campagne n’est accordé aux entreprises par les banques qu’après établissement d’un plan annuel de trésorerie, mentionnant les prévisions d’encaissements et de décaissements mensuels. Le plan de trésorerie permet ainsi : de déterminer mois par mois les besoins financiers de l’entreprise ; de calculeriez besoin maximum de trésorerie et la date à laquelle il sera atteint ; de préciser comment l’entreprise remboursera le crédit de campagne accordé par la banque, ce qui constitue une garantie indispensable pour cette dernière.
C’est donc le plan de trésorerie qui détermine le montant du crédit de campagne accordé par la banque, sa durée et ses modalités de remboursement.
Le crédit- relais comme le crédit de campagne peuvent se concrétiser de deux manières : soit sous forme d’un découvert en compte courant ; soit sous forme de billets à ordre souscrits par l’entreprise au profit de la banque. Le crédit se réalise alors par l’escompte de ces billets.
Naturellement, la facilité de caisse, le crédit relais et le crédit de campagne donnent lieu à la perception d’un intérêt et d’une commission sur les sommes avancées par la banque.
Les préfinancements
Les préfinancements sont destinés à assurer le financement des stocks de matières premières, des opérations de fabrication ou des stocks de produits finis dans le cas de marchés importants. Ils sont principalement utilisés pour les opérations d’exportation et pour les marchés publics. A la différence des crédits commerciaux, les préfinancements sont liés à l’acquisition, à la transformation, ou au stockage de biens et non à leur commercialisation.
En général les crédits accordés sous forme de découvert bancaire ne sont pas mobilisables par les banques à la Banque de France ou sur le marché monétaire. Pour certaines opérations cependant, sur accord préalable de la Banque de France, le découvert peut être mobilisé : l’entreprise souscrit un billet à l’ordre de sa banque que celle ci escompte et peut ensuite réescompter. On appelle effets financiers ces titres par opposition aux effets de commerce liés à une créance commerciale précise.