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 Les nouvelles formules de crédit commercial

En raison du coût élevé de la manipulation des lettres de change, les banques s’efforcent, depuis quelques années, de développer l’usage de nouvelles formes de crédit permettant d’alléger les travaux administratifs. Deux techniques nouvelles ont été instituées à cet effet.

Le crédit de mobilisation des créances commerciales (C.M.C.C.)

Le C.M.C.C. repose sur deux idées : regrouper en un seul effet de commerce le règlement de plusieurs factures d’échéances voisines, car, parmi les 250 millions de traites émises chaque année, plus de la moitié sont d’un montant inférieur à 100 F ; faire recouvrer par l’entreprise elle même, ses créances sur les clients (sans passer par l’intermédiaire des banques).

Dans la procédure du C.M.C.C., après facturation à ses clients, l’entreprise regroupe toutes les factures dont les échéances de paiements ont moins de dix jours d’écart, et elle crée, pour leur montant global, un seul billet à ordre escompté par le banquier. A l’échéance les clients règlent, en général par chèque, l’entreprise émettrice du billet à ordre qui remboursera ainsi la banque.

Le C.M.C.C. n’a pas rencontré la faveur des entreprises. D’où la création récente de la lettre de change relevé qui met à profit les ressources de l’informatique.

La lettre de change relevé (L.C.R.)

La L.C.R. a pour objet, tout en maintenant les avantages de la lettre de change, de supprimer les manipulations.
Elle repose, également, sur deux idées : ne pas faire circuler matériellement les traites ; recourir à l’informatique pour automatiser les opérations.

La L.C.R., un document analogue à une lettre de change ordinaire, est remplie par le créancier et comporte, outre les indications habituelles d’une traite, le relevé d’identité bancaire du tiré, c’est à dire son numéro de compte, le code de son agence et le code de sa banque. Ceci revient à inscrire deux fois la domiciliation du tiré : en clair, puis selon le code bancaire.

La L.C.R. est transmise par le tireur à sa banque qui, grâce aux codes bancaires, enregistre sur bande magnétique les diverses LC.R. reçues.

Les bandes magnétiques des diverses banques sont ensuite traitées par l’ordinateur de compensation. Chaque banque, à l’issue de ce traitement, reçoit une bande magnétique regroupant les L.C.R., dont ses clients sont les tirés.

La banque du tiré adresse ensuite à ce dernier un « relevé de lettres de change à payer », toujours édité par un ordinateur.

Le tiré retourne ensuite à sa banque ce relevé muni de son acceptation. La banque débite alors à l’échéance son compte du montant correspondant. Ainsi les traites ne circulent plus ; elles restent chez le banquier du tireur.