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 L’autofinancement de maintien

L’entreprise dispose d’un autre moyen de financer elle même l’acquisition des. moyens de production dont elle a besoin pour renouveler ceux qui sont usagés ou obsolètes. Tous les équipements (locaux, matériel, outillage) qui se déprécient au cours du temps donnent lieu à la constitution d’amortissements.

L’amortissement annuel d’un bien correspond, en principe, à la perte de valeur subie par ce bien au cours de l’année. Cette perte de valeur peut être constante au cours du temps. Par exemple, un bien de 100 000 francs ayant une durée de vie de 10 ans fera l’objet d’un.. amortissement annuel 1e 10 000 francs. L’amortissement constant porte le nom d’amortissement linéaire ; c’est le quotient de la valeur d’origine du bien par sa durée de vie.

Pour de nombreux biens, la perte de valeur est décroissante, c’est à dire qu’elle diminue au fur et à mesure du vieillissement. Un bien de 100 000 F ayant une vie de quatre ans sera, par exemple, amorti successivement de 40 000 F, 30 000 F, 20 000 F, 10 000 F. Le système de l’amortissement dégressif, qui constitue une forme de l’amortissement décroissant, procure quelques avantages aux entreprises, notamment sur le plan fiscal. Il n’est autorisé, en France, que pour certains types de biens (outillage essentiellement). Chaque année, l’entreprise calcule ainsi sur les biens en cours de dépréciation des amortissements qu’elle déduit de son bénéfice. Par cette pratique, elle conserve en son sein les sommes correspondant à ses amortissements puisque celles ci ne sont pas décaissées (au titre de bénéfices distribués).

Ces sommes sont donc disponibles pour : remplacer le bien, lorsqu’il est devenu inutilisable, car le total cumulé des amortissements annuels est égal à la valeur d’origine du bien ou acheter d’autres biens nécessaires à l’entreprise.

L’amortissement, déduction faite sur le bénéfice ne correspondant pas è une dépense effective, a donc le caractère d’un moyen de financement que l’entreprise se procure elle même. Il vise à permettre le remplacement des biens usagés afin de maintenir la capacité de production. Il constitue un autofinancement de maintien.