Accueil du site /

 

 Les propositions d’action concernant la durée de vie des biens entretien et réparation

Un groupe de travail interministériel, en juillet 1975, a publié un rapport dit : (rapport orange) qui portait sur des propositions d’action.

Prenons quelques exemples montrant que les entreprises vigilantes peuvent déjà amorcer un processus d’adaptation.

mesures économiques et financières

« Modulation de la T.V.A. sur certaines prestations favorisant la durée des objets et la lutte contre le gaspillage.

Création de taxes destinées à pénaliser les biens et objets de courte durée voire à en éliminer certains (exemple emballages perdus). »

mesures juridiques

« Développer progressivement et en tant que de besoin l’obligation, pour l’étiquetage de certains produits ou objets, d’informations sur leur durée de vie et dans certains cas sur l’utilisation des ressources (énergie en particulier) pour leur construction et surtout pour leur usage (problème général de la qualification des produits). »

mesures techniques

« Fournitures à l’usager de notices descriptives, de notices et de carnets d’entretien, de brochures d’information sur les produits, les procédés, les réseaux de réparateurs, les représentants de la marque et sur les disponibilités de pièces de rechange de produits nécessaires à la réparation ou au renouvellement et sur leurs coûts.)>

mesures d’ensemble

« Inciter à la production et à l’achat de produits durables en organisant et favorisant la pratique de formules de garanties conventionnelles de plus en plus élaborées (inspirées de la norme service après vente X 50 et qui pourraient comporter notamment une garantie d’une très longue durée, totale au début, partielle ensuite, ainsi que l’engagement du client de se soumettre à certaines opérations de maintenabilité payables au forfait par : une participation de l’État aux études de marché et de conception du produit, sous forme, par exemple, d’aide à la recherche développement, la prise en considération du nouveau rapport qualité prix dans la fixation des prix, l’allongement de la durée du crédit à la consommation pour le produit considéré, l’utilisation de telles formules (valables également pour les produits d’emballage) dans les marchés de l’État qui montrerait ainsi l’exemple. »

Ces mesures ne sont que des propositions, mais elles indiquent nettement l’orientation. des prochaines interventions du législateur.

Elles sont conformes à une optique de la mercatique.

CONCLUSION D’ENSEMBLE SUR LA MERCATIQUE

Nous avons pu constater que la définition de la mercatique, telle que le législateur français l’a formulée, est riche de conséquences fructueuses pour le consommateur et pour l’entreprise

le consommateur est assuré de la prise en considération de ses besoins ;

l’entreprise est assurée que les voies de l’efficacité à court, moyen et long terme, passent nécessairement par l’adoption de la démarche de la mercatique.

Les mercaticiennes et les mercaticiens devront faire appel à toute leur capacité d’assumer des responsabilités afin que les entreprises deviennent des « entreprises d’éducation amenant les hommes à choisir les biens qu’ils désirent le plus et leur apprenant à les maîtriser (1) ».