A côté de la garantie conventionnelle, une garantie légale existe toujours. Elle est souvent ignorée de l’acheteur.
Elle est prévue dans l’article 1 641 du Code Civil
« Le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage, que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus. »
Il s’agit donc de la garantie contre les vices cachés.
Apports de la jurisprudence : la mauvaise foi du vendeur est présumée (l’acheteur n’a plus à en apporter la preuve).
Conditions pour que la garantie légale joue : elles sont au nombre de 4
Enfin, la Cour de Cassation admet l’effet de la garantie contre les vices cachés en dehors de tout défaut, lorsque l’objet vendu est inapte à sa destination, en application de l’article 1 641 au Code Civil, entendant par défaut l’inaptitude à l’usage pour lequel il avait été vendu ou acheté.
Que l’acheteur intente une action en justice et cela dans un bref délai. »
Dans les faits, on rencontre plusieurs situations ; la garantie légale peut être mise en oeuvre à l’initiative de l’entreprise, spontanément, avant toute intervention de l’acheteur, par crainte d’une détérioration de l’image de marque.
Exemples :
changement de pièces défectueuses dans les avions anglais Comet,
changement du système de freinage des Austin.
On remarquera souvent que l’acheteur consommateur préfère un arrangement amiable dans le cadre de la garantie conventionnelle plutôt que de se lancer dans un procès.
C’est un contrat d’adhésion que le vendeur propose à l’acheteur. Il précise dans quelles conditions un vendeur prend l’engagement de garantir pendant un certain temps le bon fonctionnement de la chose vendue et de la réparer le cas échéant .
Ce contrat est concrétisé par un bon de garantie.