La politique d’approvisionnement peut fixer des règles très générales ou au contraire des règles bien détaillées précisant le sens du choix pour toute décision.
Règles concernant les buts, les relations internes, la qualité des hommes, la détermination des besoins (répétitifs, non répétitifs), la détermination de l’achat (conquête du marché, commande), le suivi de l’achat (surveillance des détails, réception, gestion matérielle des stocks).
Exemples :
Parmi ces règles, certaines sont traditionnellement regroupées autour de deux thèmes : retenons cette présentation, la politique d’achat et la politique de gestion des stocks.
Au sens large, la politique d’achat consiste à préciser les règles à suivre pour tous les points du plan d’étude concernant la détermination de l’achat et les opérations qui se situent après l’acte d’achat.
On peut trouver, par exemple, des règles très précises telles que les suivantes :
« Toute commande passée sur un bulletin de commande (document émanant du fournisseur) sera communiquée, avant signature, au service juridique. »
« Un avis motivé devra être envoyé à tout fournisseur non retenu. »
Au sens étroit, la politique d’achat se limite aux règles permettant de choisir les sources d’approvisionnement.
Malgré les avantages liés à la concentration des achats sur un seul fournisseur (prix, livraisons, contrôles, relations), la règle la plus courante est le recours à plusieurs fournisseurs (pour des raisons de sécurité dans les approvisionnements, de meilleur service de la part de fournisseurs se sachant en concurrence).
La règle est souvent d’établir un juste équilibre entre les fournisseurs locaux ou régionaux (pour leur rapidité de prestations et l’établissement de bonnes relations publiques) et les fournisseurs plus éloignés (pour leur compétitivité).
La règle « qualité prix services » doit permettre de trancher. Le recours à l’intermédiaire présente souvent les avantages de proximité, de compétence commerciale, d’assortiment large et profond.
C’est le problème de la réciprocité qui est ainsi posé.
Ce fournisseur n’est pas nécessairement le mieux placé, mais, en traitant avec lui, on peut favoriser les ventes.
La réciprocité est donc un moyen de maintenir ou d’accroître les ventes. Mais ce que l’entreprise gagne en ventes supplémentaires, elle peut le perdre par l’accroissement des coûts d’achats.
Le service « Achats » et le service « Ventes » étant tous les deux en cause, c’est le directeur général qui décidera.
La politique d’achat est consignée dans un manuel d’achat.
Cette politique précise les lignes de conduite et les règles, appliquées dans une entreprise donnée pour résoudre les problèmes posés par les stocks.
Les différents points de l’étude des stocks : gestion économique, gestion matérielle, mouvements de stocks, gestion intégrée forment autant de règles d’une politique de gestion des stocks. Prenons des exemples
Les décisions répétitives de réapprovisionnement devront être prises par l’ordinateur.